Aidants : et vous, qui vous aide ?
Quand on aide un proche, on appelle pour lui. Rarement pour soi. Une histoire de Jonzac, trois solutions pour souffler et les bons interlocuteurs près de chez vous.
À Jonzac, une fille épuisée cherchait de l’aide pour sa mère
Un jour, le téléphone sonne à notre accueil. Au bout du fil, la fille d’une dame qui vit seule à son domicile, à Jonzac. Elle habite à plus d’une heure de route. Elle est épuisée et culpabilise de ne pas pouvoir faire davantage.
Sa mère refuse toute intervention à domicile. Elle cherche une solution pour sa mère : le portage de repas.
Nous avons commencé progressivement, deux ou trois jours par semaine. La dame a pris confiance et apprécié la visite de son porteur de repas. Peu à peu, la fréquence des livraisons a augmenté. Puis, la téléassistance a été mise en place.
Entre la mère et la fille, les tensions se sont apaisées. Et la fille a pu souffler un peu.
Cette histoire, que nous avons vécue sur le terrain, illustre une situation que nous rencontrons régulièrement : l’aidant appelle pour son proche, mais pense rarement à demander de l’aide pour lui-même.
Aidants familiaux : qui sont-ils et que vivent-ils au quotidien ?
Le premier appel vient souvent d’un enfant. Un fils, une fille, qui s’inquiète pour son parent, qu’il habite à proximité ou à plusieurs dizaines de kilomètres.
Les chiffres confirment l’importance de cet engagement. Selon la DREES, en 2022, 5,3 millions de personnes âgées de 16 ans ou plus apportaient une aide régulière à la vie quotidienne d’un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap vivant à domicile. Parmi ces aidants, 39 % étaient les enfants de la personne aidée. Les femmes restaient majoritaires.
L’étude souligne également que l’aide apportée s’est intensifiée entre 2008 et 2022 : les aidants prennent en charge davantage de tâches et y consacrent plus de temps.
Source : DREES, Études et Résultats n° 1377, juin 2026.
Sur le terrain, les familles nous parlent des repas, de la distance, des rendez-vous et de la sécurité. Leur propre fatigue passe souvent au second plan. Elle se devine pourtant dans leurs mots, dans leurs inquiétudes et parfois dans cette petite phrase : « Je ne peux pas être partout. »
Si vous vous reconnaissez dans cette situation, rappelez-vous une chose : demander de l’aide ne signifie pas abandonner son proche. C’est aussi se donner les moyens de continuer à l’accompagner.
Trois solutions pour souffler sans culpabiliser
1. Confier une partie du quotidien
Vous n’avez pas à tout assumer vous-même. Déléguer une tâche, même modeste, peut déjà alléger la charge mentale et apporter davantage de sérénité.
Le portage de repas en est un exemple. Il peut être mis en place progressivement, selon les besoins et les possibilités du service. Quelques livraisons par semaine peuvent constituer un premier relais, avant d’ajuster la fréquence si nécessaire.
Chez ESPEREL, chaque tournée est assurée par un porteur attitré. Il entre au domicile, range les repas au réfrigérateur et prend le temps d’échanger avec la personne.
La livraison ne se limite donc pas au dépôt d’un repas : elle est aussi une occasion de visite et de lien social.
Parce qu’il connaît les habitudes de la personne, le porteur peut également remarquer un changement inhabituel. S’il est préoccupé par une situation, il en informe l’équipe ESPEREL, afin que l’inquiétude puisse être évaluée et transmise aux interlocuteurs appropriés si nécessaire.
Pour les proches qui vivent loin, ce relais contribue à maintenir un lien avec le quotidien de leur parent.
2. Se faire accompagner, soi aussi
Les aidants ont eux aussi besoin d’écoute, de conseils et parfois de temps pour eux.
Les plateformes d’accompagnement et de répit sont justement conçues pour les soutenir. Elles peuvent proposer une écoute, des conseils, des temps d’échange, des formations et une orientation vers des solutions adaptées : accueil de jour, hébergement temporaire ou relais à domicile, selon les dispositifs disponibles localement.
En Haute-Gironde, vous pouvez notamment vous renseigner auprès de La Parenthèse des aidants, à Saint-Savin, au 05 57 58 97 33.
Vous pouvez également consulter l’annuaire officiel des plateformes d’accompagnement et de répit pour trouver un interlocuteur près de chez vous.
N’attendez pas d’être à bout pour demander conseil. Ces structures peuvent aussi vous aider à anticiper les difficultés et à trouver des relais avant que l’épuisement ne s’installe.
3. Trouver une écoute, sans avoir à tout résoudre
Parfois, la première étape consiste simplement à parler. Dire que l’on est fatigué, que l’on s’inquiète ou que l’on ne sait plus comment faire.
L’association Avec nos proches propose une ligne d’écoute destinée aux aidants. Vous pouvez la joindre au 01 84 72 94 72, tous les jours de 8 h à 22 h.
Vous n’avez pas besoin d’avoir une solution à proposer ni de savoir exactement ce que vous attendez de cet échange. Vous pouvez simplement parler à quelqu’un.
Et si la fatigue devient persistante, si votre sommeil ou votre moral se dégradent, parlez-en à votre médecin traitant. Votre santé compte, elle aussi.
Qui contacter près de chez vous ?
Lorsque les besoins deviennent plus importants ou que vous ne savez pas vers quel service vous tourner, les services départementaux peuvent vous informer sur les aides, les services à domicile et les solutions de répit.
En Charente-Maritime
Vous pouvez contacter les délégations territoriales du Département :
- Haute Saintonge, à Jonzac : 05 46 48 17 99
- Royan Atlantique, à Royan : 05 46 06 48 48
- Saintes : 05 46 92 38 38
- Rochefort-Aunis Sud – Marennes-Oléron, à Rochefort : 05 46 87 27 57
En Gironde
L’accueil autonomie du Département est joignable au 05 56 99 66 99. Il peut vous orienter vers le service de proximité correspondant à votre secteur, notamment en Haute-Gironde, à Libourne ou dans le Sud-Gironde.
Pour trouver d’autres points d’information, des services à domicile ou des solutions de répit, consultez le portail national pour les personnes âgées et leurs aidants.
Et si vous avez une question sur le portage de repas ou la téléassistance ?
L’équipe ESPEREL est à votre écoute au 05 57 32 76 72.
Nous intervenons en Charente-Maritime, en Haute-Gironde (Blayais), dans le Fronsadais, l’Entre-deux-Mers, le créonnais, le Sud-Gironde et les secteurs de La Brède et Saint Jean-d’Illac.
Et si vous commenciez par une seule chose, aujourd’hui ?
Voici un exercice simple, qui prend dix minutes.
Prenez une feuille et notez tout ce que vous faites chaque semaine pour votre proche : les courses, les repas, les appels, les rendez-vous, les démarches et les trajets.
Puis, parmi toutes ces tâches, entourez-en une seule que quelqu’un d’autre pourrait prendre en charge. Pas nécessairement la plus importante. Commencez par celle qui vous pèse le plus.
Enfin, passez un appel. À un membre de votre famille, à une personne de confiance ou à un service qui pourra vous orienter.
Vous n’avez pas besoin de tout changer aujourd’hui. Il suffit parfois d’un premier relais pour que le quotidien devienne un peu plus léger.
C’est aussi le sens du message porté à l’occasion de la Journée nationale des aidants, célébrée chaque année le 6 octobre : mieux reconnaître leur rôle, encourager la solidarité et rappeler qu’ils ne doivent pas rester seuls face à leurs responsabilités.
À Jonzac, la fille de cette dame n’a pas cessé d’accompagner sa mère. Elle a simplement trouvé des relais pour ne plus tout porter seule.
Sa mère a gagné une visite qu’elle apprécie. Et elle, un peu de souffle.
Chez soi, mais pas seul. Et l’aidant non plus.
Besoin d’un relais pour votre proche ?
Le portage de repas peut être une première solution pour alléger le quotidien et favoriser le maintien à domicile.
Contactez ESPEREL au 05 57 32 76 72 pour échanger sur votre situation et découvrir les possibilités adaptées à vos besoins.Découvrir notre service de portage de repas à domicile
